31 juillet: Le retour... comment faire pour revenir au quai, mais ne pas y rester?



Il y a un an exactement, on se réveillait sur le lac Champlain. Notre premier réveil sur le lac de l’année, après un mois complètement fou. Ce matin, Eric repart travailler, pendant que nos 4 filles dorment toujours paisiblement dans leur lit. Il ne faut pas vivre dans le passé, mais c’est plus fort que nous… on ne peut pas faire autrement que de penser à « il y a un an » et les larmes coulent encore. J’ai renoncé à les retenir il y a déjà bien longtemps.

La vie reprend son cours. On doit regarder en avant. Avec cette année qui est imprégnée dans notre cœur. Année qui est hors du temps, qui ne semble pas exister. Au-delà de tout, nous sommes conscients du luxe que nous nous sommes permis. Un an en famille.



 Alors le retour, ça se passe comment?

On nous avait mis en garde avant notre départ. D’ailleurs, bien des années plus tôt, alors que je travaillais pour Canal Vie, nous avions diffusé un documentaire, qui devait d’abord être un récit de voyage autour du monde en famille durant un an, transformé en documentaire qui sensibilisait à la dépression trop souvent cachée chez les hommes : le père de famille s’était tristement enlevé la vie après le retour à la vie dite normale. Cas extrême, peut-être, mais  bien réel.Troublant. L’une de mes patronnes connaissait la conjointe, la maman. Bien sûr, Eric et moi en avions longuement discuté.

Durant notre année sur l’eau, les équipages rencontrés nous l’ont confirmé : « On ne se le cachera pas, il y a une déprime petite ou grande qui suit ce voyage. »

La planification du retour est donc tout aussi importante que celle du départ. Plus facile à dire qu’à faire. Eric, en tant que bon père de famille rationnel, m’a cassé les oreilles avec ça plusieurs mois avant notre départ. J’avais alors de la difficulté à imaginer les mois à venir, comment pouvoir planifier ce que nous ferions dans un an? Oui, il faut savoir planifier, mais parfois nous n’avons pas d’autre choix que de nous laisser porter par le courant. L’essentielle était donc de ne pas avoir de stress financier et d’avoir un peu de temps à notre retour pour se réhabituer à la vie sur terre.

Tous les équipages vivent le retour différemment, chaque individu le vit à sa manière. Nous sommes une famille de 6, ce qui fait 6 façons de revenir sur la terre ferme. Ça fait beaucoup d’émotions qui partent dans diverses directions et qui s’entrechoquent par la suite.

Certaines de nos filles souhaitent retourner sur le bateau alors que d’autres pleurent pour rester à la maison... Alors qu’auparavant, toute la famille était heureuse de s’y rendre… même lorsque nous étions 6 sur un 25 pieds. Que s’est-il passé? Pourquoi sommes-nous si divisés? Du côté des parents, c’est un peu la même chose. Est-ce que notre famille éclate après un an de proximité?

Il faut laisser le temps faire son œuvre.

Avant le retour au travail, nous nous sommes permis une ultime semaine de vacances, sur le lac Champlain.

On rassure celles qui craignent les longues journées de navigation : ce sera de vrais vacances cette fois-ci. Durant ces journées, la magie opère à nouveau. Comme nous sommes bien sur l’eau! Chaque membre de la famille voit ses souhaits réalisés : soirées en paddle board et en kayak, promenade à l’aurore vers les pointes rocheuses de l’ile Valcourt pour un peu de solitude et de méditation, plage, jeux, pizza à Burlington, moment avec cousines, oncle et tante (qui viennent de s’acheter un bateau! Youpie!), rencontres avec des bateaux-amis, rigolade, journée complète de jeux de société en famille (oui, même les jours de pluie sont appréciés en bateau!). Une magnifique semaine où nous avons pu savourer le bonheur de naviguer à voile : au près, au portant et même avec le spi.

Soirée paisible à Deep Bay. Un peu de solitude pour Alixia.

Le retour de superwoman!

Les couchers de soleil... on ne s'en lasse pas.

Le quatuor de canards savoure
les derniers rayons de soleil de la journée.

Wouhou! On sort le spi!

La gang de cousines à Burlington!

Perla VII a eu la chance de voguer sur l’eau durant un peu plus d’un an. La mise à l’eau a eu lieu le 22 juillet 2016. En cette fin juillet, à l’île Valcourt, pendant qu’Eric et moi lui frottons la bedaine, Perla m’a chuchoté à l’oreille que c’était correct. Il était prêt, tout comme nous. Nous pouvions le sortir de l’eau. Notre beau navire a la quille sale et un bon nettoyage lui fera du bien. Il a connu ça, dans le passé. Perla sait bien qu’on connait la date où l’on sort de l’eau, mais on ne sait pas toujours quand nous y retournerons. Certains étés dans le passé se sont déroulés sous un chaud soleil, inconfortable sur des pattes qui reposent dans la gravel…. Maintenant, avec sa sagesse, il sait que l’attente en vaut la peine. Vaut mieux un moment hors de l’eau que toute une vie au quai. Un entre-deux confortable certes, mais qui n’a rien d’excitant, de spontané.

Combien d’entre nous passons notre vie au quai?

Par un beau matin, Perla sort de l'eau.... Après une magnifique année!


Pourquoi est-il difficile de revenir?

On nous a demandé si ce voyage avait comblé nos attentes. Pour ma part, étrangement, je n’en avais pas vraiment. Cela me déstabilisait même avant le départ. Mon unique souhait était de vivre en famille de façon différente, de réussir ce périple une étape à la fois. Je crois qu’au fond, je voulais vivre simplement, sans les contraintes de notre société.







Durant cette année, où nous nous sommes laissés porter, où tout n’a pas toujours été rose, nous avons vécu des moments d’une telle intensité que chaque fois une brève réflexion me traversait l’esprit. « Est-ce possible de vivre de tels moments, d’une telle intensité, sans être rendu à la fin de notre vie? Je vais peut-être mourir, là. » Il y a des instants trop irréels pour être vécu de notre vivant. Est-ce ce que certains appels des miracles? Mais, nous ne sommes pas morts. Force est d’admettre que ces moments peuvent être vécus aussi sur notre magnifique planète. Mais ces moments surviennent à travers la lenteur, l’attente, après de nombreux jours où il ne se passe rien, parfois aussi après un instant où rien ne va.  Ces moments ne s’achètent pas, ne se planifient pas.


Une fois que l’on connait cette vérité, pouvons-nous revenir « au quai »?

Perla VII à Warderick Wells




À Georgetown, les voiliers semblent faire leur salutation au soleil.
Cadeau de la mer après un 24 heures pénible
dans le trou du "mail boat" avec des vents violents de l'ouest!!

Le retour

Le 25 juin dernier, nous avons foulé le sol du Québec. Mes parents sont venus nous rejoindre à Rouses Point, nous laissant notre camion qui nous attendait sagement depuis 11 mois. En repassant devant la marina Lennox, il me semble que notre départ était la veille, comme si nous avions cligné des yeux et voilà, c’était fini! D’ailleurs n’était-ce pas qu’un rêve? Mes yeux remplis d’eau s’attardent à la station d’essence où je suis allée remplir nos bidons de diesel tard la veille du départ, le IGA où j’ai couru acheter d’autres bouteilles d’eau au cas où… Vraiment! 11 mois se sont écoulés depuis cette soirée?

Notre camion se stationne chez ma grande sœur, ma grande sœur qui me prend dans ses bras. Nous voici de retour, comme si nous n’étions jamais partis.

Un 24 heures s’écoule à la campagne entre le terrain de ma sœur et mon beau-frère et celui de mes parents. Mon autre sœur se joint à nous avec sa marmaille. Il n’en manque qu’une… Le Témiscamingue la garde loin de nous! Les retrouvailles seront pour plus tard. Nos filles courent sans arrêt avec leurs cousins, cousines; Charline retrouve avec bonheur son lapin, Charlot. Daphné semble étourdie, nous le sommes tous un peu. Tout va vite, tout le monde va vite! Mes sœurs et ma mère sont tellement efficaces! Les repas se font dans l’abondance, le comptoir est grand, la nourriture diversifiée. Des aliments de toutes sortes de couleur!

 Ça fait du bien de se retrouver en famille, d’échanger avec ceux que l’on aime.


Retrouvailles avec une partie des cousins-cousines!

Ah! Ce Charlot!
La nuit est paisible, le réveil a lieu quand même à 5 h.

On repart sur Perla, on a hâte de retrouver le calme de l’eau. Mais ça ne dure qu’un instant. Après quelques minutes, nos filles n’ont plus envie d’être là. Sur l’eau, sur Perla. Par chance, des amis viennent nous rejoindre en après-midi. On est heureux de retrouver les Tremblay-Vallières. On ne voudrait plus qu’ils repartent. Toutefois, la noirceur arrive et le lendemain, il y a une journée de travail. Ah, la vie ne se passe plus sur l’eau. Nos amis n’ont pas que deux minutes à faire en dinghy pour retrouver le confort douillet de leur lit, le lendemain n’est pas congé. On prend conscience que cette vie est terminée. En même temps, d’autres amis nous écrivent pour qu’on planifie une journée pour se voir… Planifier une journée?!

Pendant près d’un an, on a planifié nos navigations en fonction de la météo, mais on n’a jamais planifié de journée pour voir des gens… sur l’eau, on voit ceux qui croisent notre route. C’est ce qui réserve les plus grandes surprises… et aussi certaines tristesses de ne plus revoir certains équipages.
Mais planifier, mettre un x sur une journée, rentrer des gens dans un calendrier, avoir un horaire… On comprend bien que tout le monde a une vie bien remplie et qu’il faut avoir un agenda bien organisé si on veut réussir à voir nos amis… mais ça détonne tellement de notre vie des derniers mois.

Pendant 11 mois, chaque jour était rempli, mais il nous était impossible de dire ce que nous allions faire 2 jours à l’avance. Le calendrier était vide, les journées se remplissaient de moments présents uniquement. 

Il nous est difficile de voir 24 h à l’avance, alors nous demander ce que nous faisons dans 3 semaines relève du miracle. "Un jour à la fois" chantonne ma grand-maman dans ma tête.

Après le départ de nos amis, il pleut sans arrêt. Nous n’avions pas vu autant de pluie depuis longtemps. Les nuages veulent nous faire comprendre qu’il faut rentrer à la maison.

Le 29 juin, on laisse Perla et on retourne à Chambly. On a la chance d’avoir eu une locataire extraordinaire. La maison est impeccable. On dirait que nous revenons de 2 semaines de vacances et non pas d’un an sur l’eau.

Les filles sont excitées de retrouver leur chambre. Daphné et Florane sortent leurs toutous et leurs jeux… Beaucoup trop d’objets!

Les parents d’Eric viennent nous visiter. Nos filles revoient leurs amies. Elles ne s’échangent pas trop de questions. Après un petit moment froid, elles jouent comme si elles s’étaient vues la semaine dernière.

Étrange sensation qu’il ne s’est rien passé encore une fois. Avons-nous rêvé?! Alain Kalita (navigateur et auteur) vient à ma rescousse, je replonge dans son récit : « Elle rêve avec moi ». Ses écrits me permettent de voyager encore. Ses mots me confortent. Comme s'il y avait bien peu de gens qui pouvaient nous comprendre...

On repart sur Perla après 2 courtes journées à la maison avec comme objectif de naviguer jusqu’à Burlington pour voir les feux d’artifice du 3 juillet. Objectif qui ne sera pas atteint. On dirait qu’on ne sait plus comment faire pour partir, canaliser notre énergie, donner un sens à notre équipage. Des bulles d’émotions me gagnent par moment, sans prévenir. C’est le chaos… Alixia n’en peut plus d’être avec ses sœurs. Charline est si triste qu’il n’y ait plus d’eau bleue. Daphné a besoin de courir, Florane trouve que sa maison-bateau est bien plus petite que sa maison sur terre… Eric voit la longue liste de choses à faire… et moi je rêve encore de voyages… Il faut se rappeler que « du chaos naissent les étoiles. » 

Heureusement, à travers ces heures étranges, on croise la charmante famille du voilier Oceo qui eux sont en préparation pour un voyage de deux ans. On échange sur leur rêve et sur le nôtre qui se termine. À travers nos nombreux aller-retour vers le camion, on rencontre également le couple du voilier Marie-Jeanne qui a connu les anciens propriétaires de Perla aux Bahamas. À ce moment, les yeux de Florane et Daphné s’illuminent. Elles racontent en détail la soirée que nous avons vécue sur Bonaparte. (Le bateau des anciens propriétaires de Perla).

Ça me fascine. Alors qu’elles répondent à peine lorsque les gens leur demandent ce qu’elles ont aimé de leur année, à un point tel que je me demande parfois si elles ont aimé quelque chose ou encore si elles ont déjà tout oublié, voilà qu’elles peuvent dire avec précision tout ce qui s’est passé lors d’une soirée qui a eu lieu 7 mois plus tôt.

Finalement, après 2 jours au quai, nous revenons à la maison. On apprécie notre douche chaude quotidienne, notre frigo, notre grand garde-manger. Chaque fois que j’ouvre un tiroir, je suis impressionnée d’en voir la grandeur.

On retrouve le bonheur de faire du vélo, d’autant plus que maintenant, même Florane a un vélo de grand! On réapprend à vivre, pour certains c’est facile, pour d’autres plus difficile.

Pour la première fois depuis de nombreuses années, on ne s’en va pas dans la même direction. Eh bien, il n’y en a plus, pas pour le moment. C’est un peu déstabilisant. Nos filles sont nées l’une après l’autre avec ce départ prévu. Maintenant… qu’est-ce qu’on fait? On veut quoi? Pour l’instant, c’est flou, vraiment flou.
Mais notre semaine sur l’eau nous a apaisés. On sait que toute la famille peut encore y être heureuse. On sait que nous sommes dans un entre-deux. Il faut laisser la poussière redescendre. Assimiler tout ce que l’on a vécu. Laisser venir à nous tous les merveilleux moments. Pleurer des fois, rire aussi. Et regarder vers l’avant.  

Cynthia

Je vous laisse sur les derniers poèmes d'Alixia et Charline :

La terre ou la mer?
Entre la terre et la mer
Je préfère la mer

Je n’ai aucune raison
Seulement, je me sens mieux sur elle
Et puis, elle est si belle
Sur la mer, je suis mieux qu’à la maison

La terre
Est ordinaire
Mais la mer
Est extraordinaire

Pleine de merveilles
Elle veille
À être toujours aussi magnifique
Et aussi magique.

Alixia
Perla, seul au monde.
Warderick Wells
Lee Stocking Island



La terre ou la mer?
Moi, j’aime mieux la mer
Parce que c’est bien mieux que la terre
C’est vrai que j’aime mon lapin
C’est pour ça que j’aimerais l’amener sur mon bateau avec les animaux marins

La mer, on dirait que c’est ma maison
Avec les dauphins et les poissons
Je suis bien mieux sur un bateau
Parce que je suis sur l’eau

J’aimerais bien vivre tout le temps sur Perla
Mais là, je ne peux pas
Parce qu’il faut retourner sur la terre
Parce que ça fait un an qu’on navigue sur la mer.


Charline
Conception Island

Conception Island

25 juin : Le mot de la fin


Perla est ancré tout près de la pergola de Rouses Point, celle où nous allions pique-niquer lorsque nous allions visiter des bateaux, celle qui a vu nos filles toutes petites qui lançaient des roches dans l’eau,  qui en a vu naître d’autres… Celle qui nous a vus un peu découragés par moment en attendant ces propriétaires qui ne se présentent pas à l’heure… Vous savez sur l’eau, il est si difficile d’être ponctuel, on comprend maintenant! Bref, dans cette pergola, il y a eu de nombreux questionnements et doutes. Mais on regardait vers le lac et on avait envie d’y être… (Euh, Eric surtout, moi je regardais mes filles et je me demandais si c’était une bonne idée?! Non, non, moi aussi j’en avais envie!)

Quelques années plus tard, je ne peux que remercier la vie pour toutes ces rencontres, qui nous ont permis de naviguer jusqu’aux Bahamas, de vivre sur l’eau pendant près d’un an… 11 mois, exactement. La destination a peu d’importance, quoi que nous ayons tous besoin d’un objectif pour avancer, le chemin parcouru l’est davantage. Les merveilles sont partout, il faut prendre le temps de s’arrêter pour les remarquer. Et il faut surtout avoir confiance. Croire et même savoir que la vie est bien faite. Il n’y a pas de désir qui sommeille en nous sans raison. Oui, il faut être prudent, faire nos devoirs, des compromis, mais tout est possible. Vraiment.

La montagne est haute et abrupte par moment. Parfois, on glisse et on redescend. On ne voit plus aucun sentier et on se dit que finalement, peut-être, il faut arrêter là. Car il y a des enfants qui nous suivent et ils pourraient tomber. Mais, on réalise qu’on peut leur donner la main ou leur mettre un harnais et que même s’ils sont petits, ils peuvent s’agripper. Monter sur notre dos. Plus il y a d’enfants, plus c’est complexe. Ils ne peuvent pas tous être sur notre dos… Les plus vieux doivent rapidement être encore plus autonomes et plus forts. Il faut accepter que par moment, ils ne comprennent pas trop pourquoi mettre autant d’efforts. Jouer au bas de la montagne ou jouer en haut, quelle importance?! En effet! Mais c’est un beau défi, c’est excitant de tenter de gravir la montagne, d’aller chercher un autre point de vue, de vivre différemment. La vue y sera-t-elle plus belle? On ne le sait pas tant qu’on n’y est pas. Peut-être même qu’elle le sera davantage qu’on l’avait imaginée. À ce moment, et seulement à ce moment, on comprend pourquoi il y avait cette petite voix qui nous tirait jusqu’ici.

 On constate que le plus beau n’est pas toujours au sommet, mais plutôt sur le flanc d’une falaise à mi-chemin ou de l'autre côté... Bref,  le plus beau ne se trouve pas nécessairement où on le pensait.  Car « le plus beau », c’est relatif. Nous avons tous une vision différente. Et le plus beau se cache aussi, je dirais même surtout, dans les rencontres, les gens que l’on croise tout au long du chemin.

Eric et moi sommes souvent arrivés au sommet de montagnes dans le brouillard et la pluie. (Même au Machu Picchu!) On n’y voyait rien… Et on se disait qu’on y reviendrait un jour, mais que peu importe, on aimait cette sensation d’être ailleurs. De vivre, vraiment. Qu’y avait-il autour de nous? La nature qui se dissimule sous un manteau gris... peut-être pas le paysage le plus spectaculaire, mais nous avions la tête dans les nuages et nous étions heureux! (ok, on est un peu bizarre, on l’avoue, mais on réalise sur le long chemin vers les Bahamas qu’on est plusieurs à être bizarres!) Alors qu’on soit dans les nuages ou entourés d’un ciel totalement bleu, d’eau turquoise, de falaises, de plages de sable blanc, le chemin parcouru en vaut toujours la peine! Et le plus merveilleux, c’est surtout d’avoir le plus grand de tous les luxes, celui du temps. Le temps que les nuages se dissipent… que le front froid passe, que les vents se calment, que la langouste apparaisse sous nos yeux, que les dauphins viennent jouer à la proue de notre bateau, encore mieux qu’ils viennent jouer avec nous dans l’eau!


Malgré les montagnes russes des dernières semaines, nous revenons sur le lac heureux de voir qu’il est encore si beau. Les montagnes qui l’entourent, les falaises qui le bordent, l’eau claire (pas turquoise, mais claire!). D’ailleurs, il s’est mis à son meilleur pour notre arrivée. On ne se souvient pas de l’avoir vu si beau. Le ciel bleu en haut de notre tête, le soleil qui le fait briller, des nuages gris au loin qui met en relief toute la luminosité. Un vent léger qui nous fait avancer à voile, mais aucune vague. 

Nous avons finalement pris la décision de remettre le mât chez Chipman marina. (une toute petite marina, mais avec un service impeccable!) De cette façon, nous pouvons traverser le lac à voile, sans nous inquiéter avec la météo et les bateaux moteurs qui peuvent nous faire de grosses vagues.

Enfin, le retour signifie aussi le bonheur de retrouver les siens. Un souper avec mes parents à Westport, une soirée avec le capitaine de Bel Évasion II à Deep Bay et un souper retrouvailles avec la tribu de Thalasso à Rouses Point. Les prochaines semaines seront ponctuées de bonheur de revoir nos familles et amis, entrecoupées d’une longue liste de choses à faire! C’est aussi ça la vie!

Passez un bel été, profitez du soleil, de la vie. Amusez-vous et écoutez votre cœur. Il connait la voie, la vôtre.


Cynthia

On arrive sur le lac Champlain!

Le jour se lève en douceur à Wesport

Le lac restera ainsi tout au long de la journée, seul le ciel se dégagera.

18 juin au 22 juin: Jours de fête dans les écluses!

Ah, les écluses! Malgré le petit stress que chaque écluse peut engendrer, on aime cette étape. Le bruit sourd des portes qui s’ouvrent. Ces portes qui semblent mener chaque fois vers un nouveau monde. Le travail d’équipe. Le moment d’arrêt où l’on surveille Perla. Nous voir monter ainsi, ou descendre, au côté des rapides. La magie et surtout l’ingéniosité des écluses.

Dimanche, on ne franchit que l’écluse de Troy. Les rafales augmentent à 25-30 nœuds et on préfère s’arrêter au quai gratuit de Waterford vers midi. Le capitaine mérite bien un après-midi de congé en cette journée de la fête des Pères. 

Le lundi puisque des orages violents et des pluies torrentielles sont annoncés, on décide de prendre une journée de répit. Nous avons bien fait! Ça faisait longtemps que nous n’avions pas vu autant de pluie dans une journée!

Mardi, c’est la fête du capitaine. On prend donc le temps de déjeuner en famille avant de partir… mais on en payera le prix toute la journée. Le départ prévu à 7 h se fait plutôt vers 8 h. À notre arrivée à la seconde écluse, l’éclusier nous informe qu’une barge est derrière nous, à 11 minutes, et qu’elle doit passer avant nous. 50 minutes plus tard, on peut enfin faire l’écluse à notre tour. Étrangement, même si nous sommes pratiquement seuls dans le canal, on doit attendre devant chaque porte. Une autre barge nous fait attendre près d’une heure en après-midi. Quelle journée de fête pour le capitaine! Encore une fois, devant les portes de l’Écluse 7, on attend qu’une barge en ressorte. Enfin! C’est à notre tour. Il est 16 h 45 et l’éclusier nous informe que c’est l’heure de la fermeture… Quoi!? Pas le choix. On arrête à Fort Edward. Perla est bien attaché au quai et voilà qu’un gros orage nous tombe dessus! La vie est bien faite. Le soleil est de retour quelques minutes plus tard et on peut manger à l’extérieur pour le souper de fête à Eric. Une autre belle soirée au quai, les filles sont heureuses de pouvoir entrer et sortir du bateau à leur guise, mais comme on aurait aimé avoir des amis avec nous!

Mercredi, on repart sous un beau ciel bleu parsemé de petits nuages blancs.

À l’écluse 8, nous voici au sommet du monde! Non pas exactement, mais au sommet des écluses. Les prochaines seront descendantes, donc plus faciles. (Eh bien, c’est l’avis de notre équipage!) En plus, le courant est avec nous. Dès 13 h, nous sommes au quai de Whitehall. On doit attendre au lendemain pour se rendre à la marina Chipspoint pour le remâtage. On tourne en rond. On est dans un entre-deux qui n’est pas nécessairement agréable. On est près, mais encore loin des gens que l’on aime. On profite tout de même de la belle journée pour se promener, aller au parc, faire un concours d’équilibre sur la tête. Des fois, Eric a de drôles d’idées! La soirée est belle au pied de la montagne.

Jeudi, on réveille Alixia et Charline pour qu’elles viennent faire la dernière écluse avec nous. Elles pourront se recoucher par la suite si elles le souhaitent. Le temps frais, le ciel bleu, les rayons du soleil qui commencent à nous réchauffer. Perla avance doucement vers cette dernière écluse. J’attrape une première corde que Charline va donner à Eric, une seconde qu’Alixia prend, tout en jetant un œil au mât pour qu’il ne touche pas le mur. Charline et moi, gaffe à la main, on s’assure que Perla ne touche pas au mur. La porte se ferme derrière Perla. Nous y voici. À l’opposé de ce que nous avions vécu en août dernier, alors qu’il s’agissait de notre première écluse à vie : fin de journée, fatigue, ciel gris, on criait et on était comme des poules pas de tête.

Alors que l’eau commence à descendre, mon regard se dirige vers l’éclusier, le même que l’an dernier. Peut-il se souvenir de nous? Sûrement pas, mais si c’était le cas, il nous trouverait bien différents.

Au fond, nous ne sommes pas différents, mais pas tout à fait les mêmes. Nous n’avons pas changé, mais nous sommes transformés.

Le bruit sourd, les portes s’ouvrent lentement. Nous voici à nouveau au même niveau que le lac Champlain. Les cordes sont lâchées, Perla sort de cette dernière écluse en douceur. Il fait beau, si beau! Les montagnes nous entourent, un chevreuil nous souhaite la bienvenue, les aigles nous guettent. On rentre à la maison ou plutôt on revient chez nous. En anglais, ils ont le mot home. Le lac incarne davantage notre maison que celle avec des murs et un toit. Notre maison, c’est Perla.

Sur l’eau, il se passe quelque chose d’étrange. Notre bateau devient nous et vice versa. Les gens n’ont plus de nom de famille, à peine de prénom. Nous sommes Perla. Comme nous avons rencontré Milou, Mon île, Joyride, Alkemi, Le caboteur, Thalasso, Ma bulle, Anglezarke, Bonaparte, Panamax, Vagabond55, Neméa, Luciole, La Smala, No agenda, Northbound, One life, Charlotte, Joy Sea, Exode, Slowdance, Destiny 4 us, Voil'acté, et bien d’autres… Nous ne faisons qu’un, notre bateau est bien plus qu’une demeure, il nous complète, nous protège, nous offre les bonheurs les plus grands et aussi parfois des moments plus difficiles. Il est témoin de bien des conflits, mais aussi de nombreux rires complices.   Il sera difficile de s’en séparer. Heureusement, on a le coeur rempli de merveilles!


Cynthia

Bonne fête des pères au meilleur des papas!


Waterford





En navigation, une autre écluse nous attend... ou on attend pour une autre écluse!


Fort Edward, un quai, le soleil, l'eau qui brille...
et un orage qui approche!

Avant l'orage...


Bonne fête capitaine!


Une autre écluse!

Passerons-nous sous ce pont?! Eh oui!!


Douce Whitehall...



Des fleurs, une fille qui tient sur la tête et un château dans la montagne...
que dire d'autre?!


Dernière écluse! Snif!

Le canal Champlain et ses beautés... Le lac approche!



15 juin au 17 juin : C’est déjà l’heure du démâtage!

Jeudi, vers 10 h 30, on réussit à sortir de la marina du Boat Bassin sans accrocher aucun quai, ni aucun autre bateau. C’est qu’il n’y a pas vraiment de place pour manœuvrer ici… Heureusement, on a un peu d’aide du bateau voisin, des Hollandais qui eux aussi avaient une année sur l’eau… Eux aussi rentrent à la maison, la seule différence c’est qu’ils traversent l’océan alors que nous, on emprunte la rivière Hudson. Légère différence!

Voilà que Perla tourne déjà le dos à New York. Il me semble que c’était hier que nous avions vu la ville apparaitre au loin. Cette image demeure longtemps. Plus de deux heures à voir la ville qui rapetisse et pâlit doucement. Deux heures à voir l’image sur laquelle il semble être écrit The End. Personne parle, tout le monde est perdu dans ses pensées.

Après quelques heures à avoir le cœur en peine, les montagnes nous entourent. On avait presque oublié à quel point nous avions aimé cette section de la rivière Hudson. Et on se souvient également tout d’un coup que nous aimons tellement les montagnes. C’est beau, c’est beau! La rivière sinueuse se fraie un chemin à travers les falaises, les montagnes. Il y a tant de beauté, partout! Le bonheur revient.

On espère pouvoir jeter l’ancre à côté du château de Polepell, les vents annoncés sont nuls… mais avec des rafales à 25 nœuds. Bizarre. On avance près du château alors que le vent augmente soudainement. Ah… non. Nous ne dormirons pas bien ici. On passe notre tour encore une fois pour une nuit au château! On jette l’ancre quelques milles plus loin, sans grande protection des vents du sud-est, mais au moins, nous avons amplement d’espace si le vent tourbillonne. Nous sommes bien contents de notre choix, car en effet, le vent passe de 2 nœuds à 30 nœuds en quelques secondes. Ça sera ainsi toute la nuit. Le sommeil sera donc entrecoupé au rythme du vent. 

Vendredi, on repart au petit matin, enveloppé dans un ciel gris. Les filles jouent, Eric et moi ne sommes pas très bavards. En fin de journée, comme c’est le calme plat, on met l’ancre juste avant l’entrée de la petite crique pour Catskill. Pendant que je prépare le souper, Eric enlève le génois avec Alixia et Charline. Eh, oui, on est déjà rendu là. Ce n’est pas croyable. La nuit est d’un calme absolu.

Samedi, dès 7 h du matin, Eric et moi terminons les derniers préparatifs. Il fait toujours aussi gris, mais un gris paisible… On enlève la grand-voile et la plions avec amour, enlevons la bome. On est prêt à se rendre à la marina Hop O Nose. La journée est longue. On attend, car les employés ont un diner. Vers 14 h, le mat est soulevé et puis couché sur Perla. On attache solidement le tout, Eric termine pendant que je cours (vraiment!) au Walmart avec Daphné pour acheter des fruits et des légumes. Le soleil se décide à sortir et l’on repart vers 16 h de la marina. Il vente, des petits voiliers s’amusent et nous… nous n’avons plus le vent dans les voiles. Et surtout une boule dans la gorge.

L’ancre est mise 5 milles plus loin derrière une petite ile. On soupe rapidement. Une musique d’un petit resto parvient jusqu’à nous et remue bien des émotions. On se rappelle avoir passé ici avec nos amis sur Milou qui eux sont actuellement dans le canal de Panama. Le temps passe tellement vite. Nous sommes heureux de pouvoir en profiter autant. Mais ce soir, nous avons bien le droit de verser quelques larmes.

Un mat couché sur un bateau signifie le début d’une belle aventure. Nous les avons tellement admirés ces bateaux durant nos premiers étés sur le lac Champlain. Ces navires qui partaient vers un autre plan d’eau. Nous étions stressés, mais excités lors du démâtage à la marina Gaines en août 2015. C’était à notre tour de partir quelques mois plus tard! Cette fois-ci, le mat couché signifie la fin de notre périple. Et c’est bien aussi. Cela offre une autre perspective et permet d’apprécier chaque moment. La fin nous rapproche de nos familles et amis qui nous manquent! Elle nous permet aussi de pouvoir penser, rêver à un autre départ…

Cynthia




Au départ de New York!



Sur la rivière Hudson!



La rivière Hudson et, au loin, le château de Polepell


C'est l'heure du démâtage!





13 et 14 juin : New York!

Mardi, 13 juin, on se réveille au quai de la marina du Boat bassin. Ça brasse, même ici! Il n’y a pas de protection des vagues et au changement de marée, il se produit un drôle de tourbillon. Tous les bateaux balancent de gauche à droite et c’est un véritable défi de marcher sur les quais! Mais, on est à New York!

À 9 h, toute la famille est prête à partir à travers la ville. C’est vraiment agréable de repasser une deuxième fois aux mêmes endroits. On ne perd pas de temps à chercher où aller. Une dizaine de minutes de marche sur la 79e avenue et nous voilà dans Central Park.

 On se traine les pieds et on s’amuse avec les jeux d’eaux (plutôt les arrosoirs pour les arbres, fleurs et gazon). On est loin des Exumas avec cette eau qui est lancée un peu partout. L’eau en abondance totale. Vraiment?!

Il fait excessivement chaud, on fait donc de nombreuses petites pauses. C’est si agréable dans ce gigantesque parc.

Nous n’avons pas de grand objectif pour ce second passage à New York. En août dernier, nous avions eu 5 journées très remplies et nous avions vu tout ce que nous souhaitions voir. Alixia et Charline ont lu par la suite Juliette à New York et il y avait deux endroits où nous n’étions pas allés : La gare Centrale et la Bibliothèque publique. Après avoir diné dans Central Park, on se dirige vers ces deux endroits qui sont situés à quelques coins de rue l’un de l’autre. 

Tout d’abord, on entre dans la magnifique gare aussi appelée Grand Central Terminal. On est surtout heureux de se sauver de la chaleur! Il s’agit de la gare qui possède le plus de quais au monde : 44 au total. Le lieu est impressionnant, on ne sait plus trop où regarder : le hall, les lustres majestueux, les constellations au plafond… Et on a vraiment l’impression d’être beaucoup trop lents pour tous ces gens pressés. Il y a un décalage. On se rend aux murs des murmures situés juste à côté du restaurant Oyster Bar. On se place chacun dans un coin et notre voix voyage comme par magie. Il n’y a pas que nous qui souhaitons profiter de cette étrangeté architecturale alors on laisse rapidement notre place. 

On se dirige par la suite vers la bibliothèque publique de New York. Quel endroit! Ok, j’ai vraiment un faible pour les bibliothèques, mes filles apprécient (j’espère!) la beauté de l’endroit, mais ont surtout hâte de se rendre sur Times Square. On prend quand même le temps de faire le tour des différentes salles, toutes plus impressionnantes les unes que les autres avec ses peintures au mur et au plafond, ses chandeliers, ses livres, ses manuscrits…

Et après la bibliothèque, où allons-nous?! Sur Times Square! Mes filles qui aiment tant les plages désertes, vraiment désertes, apprécient aussi la cohue de Times Square! On s’assoit dans les marches brûlantes  et on observe le flot de publicités qui nous entoure. Un bain de stimulus extrême! 

On retourne au magasin Hershey, l’endroit préféré de Daphné et Florane à New York, et enfin on s’éloigne un peu pour aller chercher notre pizza à 99 cents! On retourne dans Central Park pour pique-niquer avec notre boite de pizza!

Est-ce que nos filles ont encore un peu d’énergie pour aller voir un opéra de Cendrillon au Bryant Park, adjacent à la bibliothèque? Secrètement, j’aimerais même qu’elles en aient assez pour aller dans la nouvelle tour du World Trade Center. Une journée à New York, ce n’est pas assez… même quand on a peu d’objectifs…

On profite du spectacle de Cendrillon, premier opéra pour mes filles qui conservent leur intérêt jusqu’à la fin. Mais ensuite, il est bien temps qu’on revienne à la marina. Petit tour de métro, 5 minutes de marche et on peut déjà prendre une bonne douche après cette chaude journée. 

22 h, les filles sont dans leur lit et nous sommes au quai… On en profite, Eric et moi, pour aller marcher en amoureux sur le bord de l’eau. Ils sont rares ces moments en tête à tête. Ça nous permet de discuter sans être interrompus. Repartons-nous déjà le lendemain matin? Nous n’avons pas l’habitude de mettre autant d’argent pour une marina… nous n’avons pas l’habitude tout court d’aller dans des marinas. L’option de retourner s’ancrer n’est pas vraiment une option. Nous avons eu notre leçon et nous n’avons pas envie de retenter le sort.  

On aurait préféré avoir un mooring comme en août dernier, mais on apprécie vraiment cette soirée, cette facilité d’aller se promener sans se soucier des vagues de la rivière Hudson, de pouvoir laisser nos filles seules sur Perla qui attend sagement au quai. Tout ça, au fond, ça n’a pas de prix…

Mercredi, on se lève en ayant en tête que nous partons au moment de l’étale, soit vers 10 h. On est tous au ralenti et mon cœur n’a pas envie de partir déjà. L’observatoire de la tour One me trotte toujours dans la tête. J’ai l’impression qu’une porte ne sera pas fermée si on clôt notre voyage ainsi. Car oui, il reste une semaine ou deux, mais on sait que la fin se passe ici. Après hésitation, on se dit que ça n’a pas de sens de payer une autre nuit de marina, mais... on reste quand même!

On se repose en avant-midi et on repart en exploration en après-midi. On fait un arrêt dans le quartier chinois pour manger des dumplings pendant que Florane et Daphné s’amusent dans un petit parc. On se rend jusqu’à The Battery en faisant un arrêt au célèbre Taureau du quartier des affaires. Il semble que toucher ses testicules apporte prospérité… on n’a rien à perdre, même nos filles nous suivent! Ah, les gens de bateaux… ils font faire de drôles de choses à leurs enfants!

Le temps passe tranquillement au parc The Battery pendant qu’on observe de loin la statue de la Liberté. On attend qu'il  soit 20 h, car à cette heure, l’ascension de la tour One World Trade Center est moitié prix et lorsque l’on est une famille de 6, l’impact est significatif! 

On retraverse Ground Zero, un si bel endroit à la mémoire des gens qui ont perdu la vie dans l’effondrement des tours jumelles. On profite du calme du lieu avant de monter à l’observatoire de One World Trade Center. On est surpris de voir l’efficacité et la rapidité à laquelle on traverse la sécurité. On est déjà dans l’ascenseur et on monte en quelques secondes les 102 étages. Ah! Nos oreilles!

La vue est magnifique. Nous avons droit à la ville sous la lumière du jour, au coucher du soleil et à la luminosité de la nuit. Tout ça en l’espace d’une heure! Le timing est bon. On apprécie tous ce moment. Mais là, les filles sont vidées… et il faut revenir! Une réglisse offre une bonne motivation jusqu’au métro!

À 22 h, on prend quelques minutes pour s’assoir au Boat Bassin. Ce lieu… On savoure le moment.

Et vite, tout le monde au lit! Pour une fois, les filles sont contentes de savoir que nous naviguerons toute la journée du lendemain. Elles n’auront pas besoin de marcher! Eric et moi restons un peu à l’extérieur pour profiter du lieu. Ah! New York… le début et la fin.

Cynthia

La marina de la 79ème avenue avec le Boat bassin derrière.

Une pause dans Central Park

Notre endroit préféré à Central Park.


À la Gare Centrale

La bibliothèque publique de New York
La bibliothèque 

Times Square!!


Le taureau du quartier des affaires.


La vue du haut de la tour
One World Grade Center



Il reste encore un petit peu d'énergie!


Un dernier arrêt au Boat Bassin...