16 mars: Hope Town et son beau phare!

Avec ma tuque, mes bas, une couverture sur moi, on se demande ces temps-ci où nous sommes rendus. Depuis notre arrivée dans les Abacos, il fait froid, et de plus en plus froid chaque jour. Les Bahamas sont régulièrement frappés de fronts froids, la température chute alors de quelques degrés le temps d’une journée ou deux, mais là ça perdure. Nous n’avons peut-être pas 75 cm de neige à pelleter, comme vous au Québec, mais nous naviguons avec un vent presque glacial. (ok, un vent très froid!)

Malgré la température maussade, on découvre de belles choses. Mercredi, nous levons l’ancre et nous faisons une courte navigation vers Hope Town. On attrape notre mooring et nous voilà enfin sur de l’eau totalement calme, malgré le vent qui souffle toujours très fort.
Hope Town est jolie, mais il faut être prêt à la partager avec de nombreux autres voiliers. Nous préférons les ancrages solitaires, mais par moment, on apprécie la facilité de ces lieux bondés, non sans raison.

Cette ville est visitée pour son magnifique fort. On dit même qu’il est le plus photographié au monde! Rouge et blanc à l’extérieur comme une canne de bonbon, rose à l’intérieur, parfait pour une gang de filles! On monte les 101 marches en forme de colimaçon. Tout en haut, la vue est magnifique. On est heureux de retrouver le bleu de l’eau. Des travailleurs re-peinturent le haut du fort, alors on repart avec comme souvenir, quelques gouttes de peinture sur nos vestes et pantalons. Voilà qui n’est pas très dispendieux comme souvenir!

 On passe l’après-midi à se promener à travers les charmantes petites rues de la ville, à admirer chaque coquette maison colorée. On prend une petite pause à côté du parc où des centaines de personnes ont été incinérées au temps du choléra. Une époque bien loin de la nôtre, mais dont il faut se souvenir. La mer et la plage sont là juste derrière. Seules Charline et Daphné veulent venir y marcher un peu avec moi. C’est qu’il fait froid! La magie n’opère pas. L’endroit est de toute beauté, parfait pour des vacances, mais c’est étrange d’être dans un endroit où toutes les maisons sont en location ou presque. 

Après un petit arrêt au parc et à l’épicerie-boulangerie, on repart avec de bons pains chauds sur Perla. Les restos sont tout à côté. Il serait facile de laisser nos filles sur le bateau et d’aller souper en amoureux, mais la température incite plutôt à rester dans notre petit cocon. On met nos tuques et on s’assoit dehors durant un gros 3-4 minutes pour admirer le fort qui s’illumine! Il doit faire 13-14 degrés sur l’eau. Brrr.

Une autre soirée de jeu de société vient clore la journée.

Jeudi, matin de lavage et d’école. Enfin! Des draps et des linges à vaisselle propres! On en profite également pour aller prendre une bonne douche chaude, car nos voisins de mooring nous avaient dit que nous y avons accès… et voilà qu’on se fait traiter de voleurs de douche. Il semble qu’il y ait des frais de 5 $ par personne. C’est qu’il y a toutes sortes de mooring, certain appartiennent à une marina, d’autre à l’autre et nous croyons même qu’il y a d’autres propriétaires privés. Bref, on nous a collecté notre 20 $, mais on ne sait pas trop nous sommes liés à quelle marina… Mais bon, on n’a pas l’habitude d’être abordés de la sorte par les gens, encore moins être traités de voleurs… On repart donc avec un goût amer de Hope Town et on navigue vers Marsh Harbour.

Marsh Harbour n’est pas un ancrage de rêve, il est surtout pratique avec ses nombreuses marinas et une vraie grosse épicerie. On a l’impression d’être de retour aux États-Unis et l’on passe vraiment trop de temps à faire toutes les rangées du Maxwell’s. Finalement, ça ne nous manquait pas tant!
À travers le froid, le vent et l’absence du bleu de l’eau, heureusement que l’on retrouve nos amis de Thalasso et du Caboteur pour passer un bon moment le temps d’une soirée. On espère tous que le froid ne durera pas trop longtemps…

Cynthia




Le célèbre phare de Hope Town


À l'intérieur du phare.

Quelle vue!

Daphné, tout en haut!

Un mouillage bien rempli.


Les charmantes rues avec la charmante Daphné.

La plage de Hope Town


Un autre beau module de jeu qui fait le bonheur de Daphné et Florane.



14 mars : Vent, fraicheur et… Little Harbour

Nous voici dans les Abacos avec du vent, du vent, encore du vent et… du froid.
On voudrait tant aller faire les plongées dont on a entendu parler, aller voir les blues holes, les tortues. Mais non, on a juste envie de s’enrouler dans une couverture!

De toute façon, après la traversée de lundi, tout le monde ou presque a bien envie de rester tranquille. Après l’avant-midi d’école, on va faire un tour sur Thalasso. Les 7 enfants font de la couture pendant plus d’une heure, sans qu’on entende un mot plus fort qu’un autre! Création de souris (merci à Francesca de Milou qui ne pensait jamais que son modèle de souris serait repris autant de fois!), d’étoiles et de dauphins. Qui aurait cru que fils, tissus et boutons occuperaient autant des enfants de 4 à 12 ans!

Mardi, on rêve de se réveiller avec de la chaleur et peu de vent… mais non. On se déplace d’à peine 2 milles vers un ancrage un peu à l’est de l’entrée de Little Harbour.

Little harbour est un petit havre de paix où un sculpteur et sa famille y avaient trouvé leur propre paradis dans les années 50. Un lieu protégé totalement des vents où ils pouvaient y vivre sur leur voilier. Rudolph y a installé sa fonderie et pu continuer à créer loin de la cohue. L’un de ses fils a repris le flambeau et y fait toujours des sculptures. On avait envie d’aller découvrir cet endroit sans pour autant y rester plus d’une journée. L’entrée de l’harbour doit être franchie à marée haute, il faut donc attendre au lendemain pour y ressortir. On a donc opté pour s’ancrer tout près et s’y rendre en dinghy.

Une fois bien ancrée, on met nos gilets de sauvetage et on part en expédition… D’ici, la houle est plus tôt grosse, les vents arrivent de très loin et les vagues d’un peu partout. On n’aime pas laisser Perla seul dans un tel lieu, mais on a confiance en notre ancre qu’on a testée et retestée.

Une fois le petit chenal passé, on entend encore le vent, mais on le ressent à peine, et il n’y a plus aucune vague. Ah! Ça fait du bien! On arrive vraiment dans un petit paradis. Les avis lus sur cet endroit étaient plutôt mitigés, car le lieu semble avoir perdu son âme artistique au profit uniquement du Petes » pub, le bar de la place. Mais par gros vent, comme il fait du bien de mettre les pieds sur la terre ferme bordée de hautes parois qui protègent totalement des vents.

On entre dans la petite galerie. La majorité des œuvres représentent l’univers aquatique : tortues, poissons, requins, mahi-mahi! Plusieurs magnifiques sculptures illustrent le célèbre récit d’Ernest Hemmingway Le vieil homme et la mer. C’est de toute beauté. Alors qu’en avant-midi, nous avions une discussion sur l’art éphémère… on admirant ces sculptures en bronze, je crois que j’ai un penchant pour l’art qui perdure. Avoir quelques milliers de dollars, j’aurais bien pris l’une des magnifiques tortues!

Tout est calme, les gens se baladent pieds nus, la vie est au ralenti. Aucune voiture ne circule, quoi qu’une petite route cahoteuse mène au village. On partage quelques plats au Pete’s pub. Tout est succulent! On pense à Perla qui est seul dans son ancrage à se faire balloter par le vent. Il est déjà l’heure de repartir.

Finalement, à bien y penser, on serait restés une journée ou deux, ou plus ici…. Mais la marée descend déjà, il est déjà trop tard pour entrer. Les lieux à l’abri du vent sont magiques pour les navigateurs. Ils nous font oublier cette météo qui nous brime un peu trop souvent ces temps-ci.
Une fois sortie de l’harbour, on doit négocier des grosses vagues pour se rendre sur Perla. Une chance que nous avons un bon capitaine (même en dinghy!) Et un bon dinghy!

Nous naviguons encore une fois avec le vent dans le nez et une vague de travers. On s’ancre 2 heures plus tard, dans un lieu pas si protégé, épuisés du vent et du froid. Nous poursuivrons notre route demain à marée haute en direction de Hope Town. On espère pouvoir oublier le vent durant quelque temps.


Cynthia

À Little Harbour

On achèterait bien cette tortue!

Florane et l'une des sculptures du Vieil homme et la mer,

Life is ocean, time a wave, every soul a drop.

Charline et les très belles petites sculptures.

Alixia et une autre belle tortue!

À défaut de les pêcher... 


Paisible Little Harbour



Ce qu'il reste du phare.



Père et fille.



11 et 12 mars — Eleuthera 3e partie : Un week-end à Spanish Wells

Samedi matin, le calme plat. Eric part avec Alixia, Charline, Yan et Isaac pour une petite chasse à la langouste matinale. Le bateau est bien grand lorsque nous sommes que 3 à bord! Ça fait plutôt du bien. Au retour d’Eric, les filles profitent de l’absence de vent pour grimper à tour de rôle dans le mât avec leur harnais d’escalade. Les conditions sont parfaites pour qu’elles puissent profiter pleinement du spectacle! Les chanceuses! Mon tour viendra!!

On se rend ensuite à Spanish Wells qui est à environ 1 heure de navigation. Petit diner rapide et on part à la découverte de cette petite ville!

Comme sur plusieurs petites iles, il est possible d’y louer un cart de golf et c’est ce que l’on fait pour découvrir Spanish Wells. On a l’impression d’être dans un manège! On parcourt les charmantes petites rues à folle allure… euh, à la vitesse d’un cart. Je ne pensais pas qu’on pouvait avoir autant de plaisir dans ces petits bolides. Tellement que Florane voudrait le garder pour toujours! Un petit arrêt à la très belle marina Yacht Haven, le temps de retrouver Pierre et Pierre du Caboteur et on repart, vroum!! On admire les petits maisons colorées et arrêtons à l’épicerie. Que dire… on se rapproche de plus en plus d’une vraie épicerie et les prix s’avèrent raisonnables. Bon, il n’y a pratiquement aucun fruits et légumes car le navire d’approvisionnement passe uniquement lundi, mais mis à part ce léger détail, on trouve de tout ou presque!

La journée se termine au resto Chez Bouda avec les 2 Pierre du Caboteur et l’équipage de Thalasso pour la fête à Isaac!

Dimanche, on s’offre un vrai congé. Comme elles font du bien ces journées. Je sais, on est toujours en congé… et on ne veut surtout pas se plaindre, mais par moment, on est vraiment fatigués. Et la dernière semaine a été particulièrement remplie. On repart dans notre voiturette de golf avec notre pique-nique vers le parc municipal On fait un peu de karaté et ensuite, tout le monde fait ce dont il a envie.

L’équipage de Thalasso avait également prévu un après-midi de farniente sur la plage, les deux familles se retrouvent encore une fois pour le bonheur de tout le monde.

La journée se passe tranquillement, tout comme la soirée. Sous la pleine lune, nous devons décider si nous quittons le lendemain vers les Abacos. Sinon, nous devrons rester ici pour au moins une semaine, le temps qu’une autre fenêtre météo s’ouvre. Les avis sont partagés. On est bien ici. Et nous avons tant couru la semaine dernière. Mais puisque cette traversée nous pousse à consulter sans cesse la météo et que nous avons hâte qu’elle soit derrière nous, nous décidons de profiter de la température clémente. On prépare pop-corn, salade de pâtes, légumes, fruits et hop au lit!


Cynthia
Alixia qui grimpe dans le mat!

Spanish Wells

Toutes les maisons sont jolies et colorées.

Notre véhicule pour la journée!

Les petites rues paisibles de l'île.

La plage de l'île, notre terrain de jeu le temps d'une journée.

Il y a même un petit parc près de la plage!
Un après-midi relaxe pour les mamans!
 (On a même le temps de se prendre en photo!)

Tout est beau, propre et surtout coloré!

Une magnifique lune orangée!

Soirée de pleine lune apaisante.



13 mars : Une longue longue traversée vers les Abacos (et pourtant pas si longue que ça!)

5 h 30 du matin. La lune brille sur l’eau. Elle est douce et apaisante. Il fait toujours noir, mais nous repassons sur une route connue, celle vers Egg Island. Il n’y a donc aucun danger. Nous avons décidé de ne pas passer par le Devil Backbone. Il y a bien un passage possible entre les récifs de corail, mais puisque nous souhaitions partir tôt, nous craignions que la luminosité ne soit pas suffisante pour bien voir le fond de l’eau. Nous faisons donc un détour, mais enlevons le stress de ce passage.
Alors que nous contournons Egg Island et que nous prenons notre cap vers les Abacos, le soleil offre son spectacle matinal. Tout est calme encore sur Perla, mis à part le bruit du moteur.

Grande voile sortie et plein génois, on espère bien atteindre notre 10 nœuds de vent. Pendant 1 heure ou deux, le vent nous permet d’augmenter notre vitesse de près de 2 nœuds. La houle est très grosse, mais ne nous incommode pas trop.

Pour les enfants, c’est autre chose. Au fur et à mesure qu’elles se lèvent, on n’a pas besoin de poser de questions pour savoir qu’elles ne vont pas très bien. Daphné me brise le cœur lorsqu’elle se met à pleurer lorsque je lui confirme que nous naviguerons sur cette mer toute la journée. Pour leur changer un peu les idées, je me mets à chanter à tue-tête : j’ai un amour qui ne veut pas mourir, Belle rose du printemps… et on tombe dans le répertoire des Deux frères et de Fred Pellerin. Les filles retrouvent le sourire… et même si je ne chante pas très bien, la mer doit me trouver amusante et se calme quelque peu.

Le vent tombe également. Les voiles ne servent plus à rien et la houle reprend de plus belle. De travers. Il s’agit des conditions idéales pour un bon mal de mer. Il est impossible de rester à l’intérieur du bateau. Heureusement, ça ne cogne pas. Mais le bateau se ballote sans cesse. La journée est longue, très longue et pourtant, on traverse le petit inlet à 16 h. On surfe sur les vagues alors que l’on passe de plus de 3000 pieds d’eau sous la quille à 20 pieds, puis 14… en quelques minutes. Et nous y voilà. Dans les Abacos. La prochaine longue sortie en mer sera celle vers les États-Unis. Pour le prochain mois et demi, nous n’aurons que de court déplacement. Nos filles sont bien heureuses de l’entendre.

Les Bahamas nous ont tant émerveillés… on espère que les Abacos sauront nous charmer tout autant.
Et la journée se termine avec une danse sur le pont… et une méga crise de Flo. Ouf!! Pas toujours facile d’avoir 5 ans.

Cynthia
La lune est avec nous sur le chemin du départ.

Et le soleil prend la relève!

Toute la journée se passe en pyjama et dans la position couchée!
Un petit repos pour Charline qui a toujours mal au coeur en mer



6 au 10 mars — Eleuthera 2e partie : À la découverte de l’ile!


Lundi, c’est jour de ravitaillement : épicerie, diesel, eau. Mardi, on quitte l’ancrage de Rock Sound. Les rafales à 35 nœuds ont cessé… seulement du 27-28! On sait que le vent est toujours fort, mais on croit que la côte nous protégera des vagues et peut-être un peu aussi du vent. Erreur! La première heure, nous faisons de la très belle voile, mais dès qu’on change un peu de cap et qu’on s’éloigne davantage, les vagues grossissent rapidement et arrivent à toutes les 2-3 secondes. Nous naviguons dans 15-20 pieds d’eau, les vagues sont donc très courtes. En plus, elles arrivent de travers. Pas très confortable. Le vent ne diminue pas comme prévu, certaines rafales vont jusqu’à 34 nœuds. Un peu trop intense en ce beau mardi!
On rentre les voiles et on tente de se rapprocher de la côte à moteur. Le bateau cogne sur les vagues. 

Heureusement, ça ne dure que quelques minutes, mais ça demeure inconfortable. À midi, on s’arrête à Ten Bay Beach. On n’ira pas plus loin aujourd’hui!

On va marcher sur la plage qui est censée être un joyau de l’île... oui, c’est une belle plage, mais rien à comparer celle que l’on a vue dans les dernières semaines. En plus, il fait froid et il vente. Aucun élément n’est réuni pour nous faire adorer cet endroit. On a hâte que la chaleur revienne. Pour nous réchauffer, on se colle dans notre lit et on termine la journée en écoutant Indiana Jones 3!

Avant même que le soleil se lève, la clarté nous réveille doucement en ce mercredi matin. On fait ce qu’Eric et moi préférons de la voile et que nous n’avions pas encore eu la chance de faire. On quitte notre baie, sans démarrer le moteur, à voile uniquement, sans aucun bruit. Perla glisse sur l’eau. Nous déjeunons en tête à tête, pendant que les filles dorment toujours.

À 9 h, on s’ancre dans la grande baie de Governor Harbour. Les charmantes maisons apparaissent à flanc de montagne. Un autre endroit paisible. On se rend à terre avec comme objectif de traverser du côté Atlantique pour marcher sur la célèbre plage de sable rose. Les rues sont étroites, bordées de fleurs et de jolies maisons. Le décor est différent de tout ce que l’on a vu auparavant. 

Après être sortie de Governor Harbour, la randonnée se poursuit toujours sur la route, mais on a l’impression d’être dans la jungle. (Bon, j’exagère peut-être un peu!) La forêt est dense et remplie de lianes. La végétation m’émerveille… quoique je suis facilement émerveillée! Plus rapidement que l’on pensait, on arrive sur la très belle plage French Leave, aussi appelée la plage du Club Med. 

Le ciel bleu, le soleil et un peu de chaleur sont au rendez-vous. On marche et on admire les grains de sable rosés. Daphné nous dit qu’il y en a partout des grains de sable rose… Ok, peut-être, mais ici, il faut avouer que la concentration est plus élevée. Lorsque la vague se retire, la plage offre réellement une teinte rosée.
On s’assoit pour diner et les nuages reviennent cacher notre soleil. On espérait faire un beau château de sable rose, mais on a tous froid… donc pas vraiment envie de se mettre à 4 pattes dans le sable. On reprend donc notre route, en passant par le site de l’ancien Club Med, détruit par l’ouragan Andrew. L’endroit est d’une telle désolation avec la piscine verte, et les planchers de céramiques qui devaient être ceux de la bâtisse principale. La végétation reprend le dessus, les arbres fleuris ferment les nombreux petits chemins de l’ancien Resort. Un endroit si magnifique, laissé totalement à l’abandon… Il faut dire que les nombreux ouragans qui frappent le pays refroidissent les ardeurs de plusieurs investisseurs.

De retour à Governor Harbour, on prend une petite pause dans la très belle librairie rose construite en 1897. Nos filles sont heureuses de retrouver le calme d’une bibliothèque. Assis à l’une des petites tables, les fenêtres donnent sur le bleu de l’eau. Quel environnement pour plonger dans un livre ou même faire un peu d’école. Mais nous n’avons pas prévu rester à l’ancrage très longtemps. De retour à notre dinghy, on doit le tirer sur une longue distance, car la marée a baissé. Nos pieds se posent entre les carcasses de poisson.. yark, yark, yark!

Il n’est que 15 h, l’ancre est levée et on se rend vers l’ancrage de Coco Di Mama, à moins de 2 heures de navigation. La journée se termine sur le bord d’un feu sur la plage avec nos amis de Thalasso. Eh bien, les grands sont sur le bord du feu. Les enfants jouent à la tag-cachette et courent un peu partout. Florane me dit juste avant de se coucher à quel point elle aime ça des soirées comme ça! 

Jeudi, on inverse l’horaire d’école. On va un peu sur la plage que nous n’avons pas vue à la clarté et l’école se fera par la suite pendant que nous naviguerons vers le Glass Window. 

Enfin, la chaleur est de retour. On cherche les plus beaux coquillages, car la plage en est remplie. La plupart sont très vieux et plus très jolis, mais à travers le lot, quelques-uns sont dignes de notre collection. Les pélicans viennent nous faire un clin d’œil. Justement, on avait parlé d’eux, il y a quelques jours. On s’en ennuyait!

Sur la plage, 3 petites maisons de couleurs, en location, mais vides lors de notre passage, nous font rêver à une vie ici… On admire la vue à partir des différents balcons et on se questionne sur quelle couleur nous choisirions : rose, jaune ou vert pastel?!

On retourne sur Perla pour continuer notre route jusqu’au célèbre Glass Window Bridge. Ce pont qui était d’abord construit avec une magnifique arche a été emporté lors d’un ouragan. Le nouveau s’est souvent fait malmener et doit être réparé, solidifié régulièrement. D’un côté, l’océan Atlantique qui se déchaine, de l’autre le calme plat sur le banc.

À 14 h, nous y sommes déjà. La marée basse nous permet de laisser notre dinghy tout près, mais il faut tout de même monter sur ces grosses roches souvent pointues. Le temps d’attacher le dinghy, nos 4 filles sont déjà rendues tout en haut. Wow, même Daphné et Florane avec leurs petites jambes sont vraiment agiles! Une fois le pont traversé, l’eau regardée, d’un côté puis de l’autre, pris quelques photos, on redescend déjà vers notre dinghy. 

On ne pensait pas avoir le temps ou plutôt prendre le temps de se rendre au Queen bath, mais les filles ont encore de l’énergie! On se rend sur la petite plage de notre ancrage et on se prépare pour un 30 minutes de marche… mais non, juste de l’autre côté de la rue, une petite pancarte nous indique « Queen Bath ». Quel site! Vraiment. La mer a creusé des bassins à travers les rochers qui forment de nombreux petits bains. Il est possible d’opter pour un avec remous, plus près des vagues, ou d’autres très paisibles et souvent plus chauds, plus loin dans les rochers. Puisque la journée tire à sa fin et qu’il ne fait pas très chaud, il n’y a qu’Eric et Florane qui vont s’amuser dans l’eau. Tout le reste de la famille préfère se laisser hypnotiser par les vagues… euh, je préfère me laisser hypnotiser par les vagues. Les filles, elles, préfèrent faire de l’escalade! Je suis d’ailleurs un peu déçue qu’on découvre ce lieu si tardivement. Par une belle journée chaude, on s’y serait bien amusés. Mais là, le départ est déjà prévu pour le lendemain, car nous souhaitons passer le fameux cut qui mène du côté de Spanish Wells par temps calme.

Le départ est prévu vendredi à 6 h pour atteindre le cut à l’étale soit vers 8 h. À cet endroit, le courant peut atteindre près de 8 nœuds par moment. Il ne faut surtout par l’avoir contre nous! L’idéal est de passer à l’étale de la marée haute ou à marée descendante pour les navires qui vont vers l’ouest.

5 h 45, le capitaine se réveille péniblement. La lueur du jour nous enveloppe. Nous levons l’ancre et les rayons du soleil commencent doucement à apparaitre. J’aime tellement ce moment de la journée. D’autant plus que nos filles continuent de dormir malgré le bruit du moteur. Il fait beau et rapidement, il fait même chaud!
On approche du cut. Le passage est étroit, mais nous avons toujours suffisamment d’eau sous le bateau. Lorsqu’on tourne à 90 degrés vers l’ouest un étrange courant ralentit le bateau. Il y a un joli clapot sur l’eau. Dès que nous entrons dans le cut, le courant revient avec nous, d’environ 1 nœud, juste parfait. Et nous voilà déjà de l’autre côté. Le passage s’est fait sans aucun problème et sans grand stress, mais nous n’aurions pas voulu passer ici par temps agités.

Il reste un peu plus d’une heure pour aller à l’ancrage prévu près de Egg Island et Royal Island.

À 10 h, on est déjà prêt à aller faire un peu de plongée! Depuis longtemps, on souhaite voir le récif d’un navire. Au nord-est de Egg Island, un navire gît au fond de l’eau depuis 1970! On ancre bien notre dinghy et nous voilà à nouveau dans l’eau froide! Le récif est impressionnant, les poissons s’y cachent un peu partout. Le corail tente de pousser sur l’une des parois du navire et les nombreux poissons viennent s’y nourrir. Le courant est fort et Daphné s’inquiète un peu qu’il la pousse sur ce qu’il reste du bateau qui pointe toujours hors de l’eau. Elle retourne vite au dinghy avec Flo et Alixia qui n’ont même pas voulu se mouiller!

Une petite plage nous accueille pour que l’on puisse se réchauffer un peu au soleil pendant que les hommes partent chasser notre souper! Eh oui!! On pourra enfin faire un autre souper de langouste!

L’après-midi se passe entre une autre petite plongée et un banc de sable qui se recouvre d’eau qui devient rapidement chaude!! On dirait presque un bain. On pourrait y rester longtemps, si ce n’était pas que le soleil commence à baisser et qu’il faut aller se rincer!

Et la journée se termine en partageant de la langouste avec nos amis de Thalasso. On en profite pour chanter bonne fête à Isaac qui aura 12 ans le lendemain. L’année de ses 11 ans se termine drôlement bien. On lui souhaite que l’année de ses 12 ans soit tout autant merveilleuse!

Cynthia

Ten Bay Beach


Governor Harbour

Pink Sand Beach- French Leave





L'ancien Club Med...
Toujours sur le site de l'ancien Club Med
Governor Harbour

La très belle bibliothèque de Governor Harbour.

Governor Harbour

Les charmantes maisons de Coco Di Mama

Une soirée à Coco Di Mama






Avoir l'impression d'être sur son X.



Glass Window Bridge



Queen Bath




Un navire coulé en 1970...

Egg Island